Mi-janvier, vingt-quatre étudiants en Master 2 d’urbanisme ont planché sur l’évolution du cadre de vie d’Aussillon et de Mazamet. Le diagnostic sera présenté dans un mois.
La plupart ne connaissaient pas le Tarn. A fortiori le bassin mazamétain, qu’ils ont découvert dans ce que Bastien Galant appelle « un atelier hors les murs ». L’agent du Parc naturel régional du Haut-Languedoc, porteur du projet, expliquait la démarche qui a concerné vingt-quatre étudiants de l’école d’urbanisme de Paris et de l’institut Agro d’Angers : « c’est une sorte de cas pratique auxquels on soumet durant leur cursus les élèves. Pendant une semaine, ils ont rencontré élus locaux et spécialistes des différents organismes d’urbanisme et d’aménagement du paysage, SCOT (schéma de cohérence territoriale), SAGE (schéma d’aménagement et de gestion de l’eau), CAUE (conseil d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement)… ».
Forts de ces rencontres et de visites exploratoires du territoire, dont les rives du Thoré et des friches industrielles sur Aussillon, les jeunes gens ont planché sur « comment repenser l’espace public et améliorer le cadre de vie du bassin pour le rendre plus agréable. L’autre axe fort de leur intervention était : quelle place accorder à la biodiversité ? »
Le résultat de ce brainstorming sera dévoilé, avec diagnostic, force propositions de projets et pistes concrètes, dans un mois. Durant la restitution des travaux, le maire d’Aussillon Fabrice Cabral adressait « un grand merci au Parc naturel régional du Haut-Languedoc pour ce partenariat de qualité, ainsi qu’aux étudiants et à leurs encadrants pour leur engagement et leur regard extérieur précieux. Penser aujourd’hui le territoire de demain, c’est aussi savoir s’ouvrir à de nouvelles idées. »